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Le journal pour les jeunes, par les  jeunes

L’actu écolo de la semaine du 20 février

Polluants éternels, sécheresse hivernale, régulation de la pêche en Europe… voici les principales infos sur l’écologie qui ont marqué la semaine du 20 au 26 février 2023.

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La France connaît un épisode historique de sécheresse hivernale. @ Twitter / Le Parisien | Ma Terre

Les cinq infos de la semaine :

  • Record de jours sans pluie en France

Mercredi 22 février 2023, il n’avait pas plu depuis 32 jours en France. Le précédent record de jours sans pluie datait de 2020. Pour Météo-France, c’est « du jamais vu durant un hiver météorologique » depuis le début de ses mesures pluviométriques en 1959. Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a annoncé que le pays était en « état d’alerte ». Selon lui, les nappes phréatiques sont en retard dans leur remplissage. Ceci fait craindre de nouvelles pénuries d’eau pour cet été. Jeudi, le ministre a présidé un comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH). Il va recevoir les préfets afin de prendre des mesures de restriction dès le mois de mars.

Sources : Le Monde, Libération, Le Figaro

  • Grenoble attaque l’État pour son « inaction » contre la pollution de l’air

La municipalité de Grenoble, dirigée depuis 2014 par l’écologiste Eric Piolle, a annoncé le dépôt d’un recours contre l’État auprès du tribunal administratif. Elle estime que l’État français ne fait pas assez pour protéger les habitants de la pollution. Elle dénonce notamment le manque d’ambitions du troisième plan de protection de l’atmosphère (PPA3). Ce plan vise à réduire les particules fines polluantes dans les grandes villes. Adopté fin 2022 par la préfecture de l’Isère, ce dernier a été rejeté par la ville de Grenoble, qui demande son « annulation et sa réécriture ».

Sources : Mediapart, France Bleu, Vert

  • BNP Paribas assigné en justice pour son financement des énergies fossiles

Trois ONG (Les Amis de la Terre, Notre affaire à tous, Oxfam) ont assigné en justice la banque BNP Paribas. Après l’avoir mise en demeure pour cesser son soutien financier aux énergies fossiles en octobre 2022, elles estiment que les réponses de la banque n’ont pas été suffisantes. Elles lui reprochent de ne pas respecter le « devoir de vigilance ». C’est une notion juridique apparue en 2017 qui oblige les grandes entreprises à identifier et prévenir les risques d’atteinte de leurs activités contre l’environnement ou les droits humains. Entre 2016 et 2021, BNP Paribas a accordé 55 milliards de dollars à des grandes entreprises exploitant les énergies fossiles. De cette manière, elle contribue à l’émission de gaz à effet de serre et donc au dérèglement climatique. Dans un communiqué, la banque a répondu aux ONG en soulignant son « profond désaccord » avec leur interprétation du « devoir de vigilance ».

Sources : Le Monde, Les Echos, Libération

  • La Commission européenne interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées d’ici 2030

La Commission européenne a adopté un plan d’action pour « verdir » la pêche. Il vise notamment à interdire le chalutage de fond dans les aires marines protégées d’ici 2030. Cette technique de pêche est très nocive pour l’environnement car elle émet beaucoup de CO2. De plus, elle nuit à la biodiversité sous-marine en raclant le fonds des océans et en capturant des espèces sans distinction. Les États membres de l’Union européenne devront mettre en place des mesures d’ici 2030. Le but est d’« éliminer progressivement » cette pratique dans les aires marines protégées, qui représentent 12% des eaux européennes.

Sources : La Tribune, Vert, Libération

  • La Tanzanie autorise le projet d’oléoduc EACOP

Mardi, le gouvernement tanzanien a donné son accord à la construction de l’oléoduc EACOP par TotalEnergies. Long de 1 500km, il doit relier les gisements d’hydrocarbures du lac Albert, en Afrique de l’Est, à l’océan Indien. Il passera par la Tanzanie et l’Ouganda, qui a autorisé le projet en janvier dernier. Cependant, sa mise en place est vivement critiquée par de nombreux défenseurs de l’environnement. En effet, le projet EACOP menace les écosystèmes de la région ainsi que les populations locales.

Sources : Le Monde, Vert, Mediapart

La citation de la semaine : « À quoi tu sers ? »

En visite au salon de l’Agriculture, Emmanuel Macron a été interpellé par plusieurs militants de Dernière Rénovation vêtus de T-Shirt où il était écrit « À quoi tu sers ? ». Un des écologistes a même parlé directement au Président français, en l’appelant à « écouter les rapports scientifiques » sur le changement climatique, tout en refusant d’écouter sa réponse. Ce à quoi le chef de l’État a répondu qu’il était « la démonstration d’une forme de violence civique. » « Je suis élu par le peuple français, vous êtes élus par qui ? », a-t-il ensuite questionné.

Sources : La Voix du Nord, Le Figaro, Libération

Le chiffre de la semaine : 17 000

Dans une longue enquête menée avec 17 médias européen, Le Monde a estimé qu’il existait en Europe plus de 17 000 sites « contaminés à des niveaux qui requièrent l’attention des pouvoirs publics » par les PFAS. Ces derniers, aussi appelés « polluants éternels », sont des substances chimiques utilisées pour fabriquer de nombreux objets comme les poêles antiadhésives ou les semi-conducteurs. Indestructibles dans la nature, les PFAS sont présentes dans le sang de la totalité des Français. Un véritable problème sanitaire, car ces substances sont dangereuses pour la santé. Les personnes exposées à des doses importantes ont plus de chances de développer des cancers, des problèmes cardio-vasculaires, des perturbations de la fertilité…

Sources : 18 médias européens du « Forever Pollution Project » (dont Le Monde)

L’animal de la semaine : l’hirondelle rustique

L’hirondelle rustique, facilement reconnaissable à sa gorge rouge et à sa longue queue. @ Pixabay / sharkolot

L’hirondelle rustique (hirundo rustica), aussi appelée hirondelle de cheminée, et un petit oiseau noir et blanc avec des ailes en faucille. Elle se distingue de sa proche cousine, l’hirondelle de fenêtre, par sa gorge rouge et sa très longue et fine queue. L’hiver, les hirondelles migrent en Afrique puis, chaque printemps, reviennent nicher en Europe. Sous l’effet du réchauffement climatique, ce retour de migration est de plus en plus précoce.

Cette année, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a créé un partenariat avec BFMTV pour suivre le retour des hirondelles en France. Chaque Français peut participer en signalant sur un formulaire en ligne ses observations d’hirondelles. Tous les vendredis matin, à l’occasion des bulletins météos, BFMTV présentera une carte de leur retour accompagnée d’informations sur leurs modes de vie.

Sources : BFMTV, L’indépendant, Vert

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