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Le journal pour les jeunes, par les  jeunes

La liste de l’Union populaire de Manon Aubry

Ce 9 juin se tiendront en France comme partout en Europe, les élections européennes. Manon Aubry, tête de liste pour l’Union populaire lors des élections européennes de 2019 renouvelle sa candidature cette année. Actuellement créditée de 7,5 % des intentions de vote dans les sondages, la liste espère convaincre son électorat face aux nombreuses polémiques qui viennent dégrader son image. Avec CSactu, faites le tour des propositions, des informations majeures à connaître, pour un vote en toute conscience le 9 juin prochain.

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La tête de liste de la liste La France Insoumise pour les élections européennes en compagnie de Emma Fourreau - Credits: Emma Fourreau
Manon Aubry, tête de liste de la liste de l'Union populaire pour les élections européennes en compagnie de Emma Fourreau - Crédit: La France Insoumise

Manon Aubry, une poloïste en tête de liste

Près de quatre années après s’être assise sur les bancs du Parlement européen à Bruxelles, la candidate de l’Union populaire, renouvelle sa candidature et s’engage, tête baissée, vers un nouveau mandat. Manon Aubry, 34 ans, originaire de Fréjus (Var) souhaite réunir la gauche autour d’un projet commun et appelle les orphelins de la NUPES à la rejoindre.

Cette députée activiste s’est attaquée à plusieurs sujets clivants : accords de libre-échange, lutte contre l’évasion fiscale, la taxation des superprofits des multinationales ou encore le devoir de vigilance. 

À côté de ses engagements européens, Manon Aubry est poloïste, entendez par là, “joueuse de water-polo”. Dans un reportage réalisé par TF1, elle explique que ce sport est le meilleur accompagnement pour une campagne électorale. La candidate essaie de garder du temps pour jouer, malgré un emploi du temps chargé.

La France Insoumise à la conquête de son électorat

Le parti d’extrême gauche a lancé, il y a d’ores et déjà quelques mois, une grande campagne de mobilisation pour inciter à s’inscrire sur les listes électorales. “Nathalie Saint-Cricq vote. Et vous?”, “Pascal Praud votre. Et vous ?” Une campagne qui fait polémique, mais qui ne déstabilise pas les Insoumis. Manuel Bompard, coordinateur LFI, assume cette pratique provocante, “Ce sont des gens qui sont identifiés comme les tenants de l’idéologie dominante et de l’ordre établi. Et nous voulons renverser l’ordre établi”. 

Porte-à-porte massif, soutien à la Palestine, conférences dans les universités ou encore séduire l’électorat d’outre-mer, le parti est sur tous les fronts. Les thématiques défendues restent globalement les mêmes que celles défendues lors des précédentes élections avec, à priori, aucune surprise.

Force est de constater que les récentes polémiques au sein du parti n’ont pas aidé pas la liste de Manon Aubry à développer ses idées dans les médias. Une campagne axée sur le soutien à la Palestine qui dérange certains électeurs qui avaient glissé un bulletin “Jean-Luc Mélenchon”, à la présidentielle de 2022.

La France Insoumise espère réussir à convaincre son électorat à un peu plus d’un mois du 9 juin, date du scrutin.

L’interview d’Emma Fourreau, 9e sur la liste de l’Union populaire

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Emma Fourreau, j’ai 24 ans et je suis neuvième sur la liste de l’Union populaire portée par Manon Aubry. Je suis encore étudiante en master 2 “Générations Futures et Transitions Juridiques” de Sciences politique Rennes sur le campus de Caen (Calvados).

Mon entrée dans la politique s’est faite par la porte de l’engagement environnemental. J’avais une “junior association”, une association pour les moins de 18 ans sur la protection environnementale et animale. Je recueillais des animaux, puis je les faisais adopter. J’ai ensuite élargi l’horizon puisque j’ai toujours aimé le volet social. C’est via Jean-Luc Mélenchon que j’ai vu que l’on pouvait combiner Justice Environnementale et Sociale. Je souhaite participer à un programme cohérent sur tous ces aspects-là.

J’ai rejoint La France Insoumise en 2016 donc au tout début du mouvement. J’ai commencé à militer au sein de mon lycée puis dans un vrai groupe d’action sur Caen.

Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans cette campagne européenne ?

C’était important pour La France Insoumise et l’Union Populaire d’avoir des jeunes sur leur liste. Nous avions initié en juin dernier, avec les jeunes de la NUPES, l’écriture d’un programme de 166 mesures. On ne voulait pas rester dans le constat de la désunion pour les européennes parce que l’on a considéré que la NUPES avait été un vrai succès aux législatives. Pour nous, il était évident de continuer cette union pour toutes les autres élections. Montrer qu’il y a un vrai bloc populaire uni et capable de déjouer ce faux duel et vrai duo : Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Déjà au moment des sénatoriales, on voulait de nouveau faire l’union des gauches, mais les partis ont dit “oui, mais sans vous”. Ce n’était pas basé sur un désaccord programmatique. Nous voyons bien qu’il y a une volonté d’exclure et d’écarter La France Insoumise. Ils ont bien profité de notre notoriété lorsque nous avons fait 22 % à la présidentielle pour rafler des sièges aux législatives. Mais dès qu’on peut nous la faire à l’envers, on va essayer. Parce que la réalité, c’est que les autres partis de gauche ne veulent pas acter le fait qu’à gauche, la force est dans la rupture avec le système capitaliste. C’est un fait. Quand nous regardons les votes aujourd’hui, les gens veulent une gauche radicale, combative qui s’inscrit contre les politiques libérales.

Dans les sondages, nous voyons le Rassemblement national qui s’envole. Il n’était pas possible d’arriver sur ces élections en blocs éclatés qui ne donneraient pas envie aux gens de voter.

Quelles sont les trois grandes mesures soutenues par votre liste ?

  1. L’allocation d’autonomie européenne pour les jeunes de moins de 25 ans

Cette mesure consiste à adopter une directive au niveau du Parlement européen pour que chaque État mette en place une allocation d’autonomie jeune au niveau du seuil de pauvreté. En France, elle s’élèverait à 1 158€ par mois. Cette aide permettrait de payer une facture d’électricité qui explose, la nourriture ou encore le loyer. Nous considérons que les jeunes doivent pouvoir étudier sans avoir à travailler à côté parce que c’est un facteur d’échec.

  1. Embargo sur la livraison d’armes et la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël

Certains États livrent des armes à Israël et se rendent complices du génocide en cours, je pense notamment à l’Allemagne. Avec l’Accord d’association, l’UE est le premier partenaire commercial d’Israël. Mais dans cet accord, il y a une clause : “le respect des droits humains”. Personne, aujourd’hui, ne peut dire qu’Israël respecte les droits humains avec le génocide en cours à Gaza. Israël n’écoute ni les résolutions de l’ONU ni l’impératif du cessez-le-feu. 

Que ce soit en Ukraine ou à Gaza, la France doit retrouver un rôle diplomatique de premier plan. Emmanuel Macron a déshonoré la France. Quand il dit qu’il n’exclut pas d’envoyer des troupes sur le sol ukrainien, tous les chefs d’Etat européens l’ont désavoué. Nous savons bien que nous ne pouvons pas gagner ce conflit en faisant la guerre.

  1. La lutte contre la vie chère

Sortir du marché européen de l’électricité qui organise l’inflation pour remplir les poches de quelques actionnaires. Bloquer les prix de l’alimentation et instaurer des prix plancher pour les agriculteurs en ne votant aucun traité de libre-échange. Créer un moratoire sur ce sujet parce que c’est une concurrence déloyale alors qu’en France et en Europe. Certains agriculteurs touchent moins que le SMIC alors qu’ils travaillent beaucoup plus que 35 heures. Il faut réorienter les aides de la PAC vers une agriculture écologique.

Pourquoi les jeunes doivent-ils aller voter le 9 juin ?

Nous avons actuellement un Premier ministre qui mène une politique très infantilisante envers la jeunesse. Il utilise l’autorité alors que les jeunes, c’est surtout une augmentation très inquiétante du nombre de suicides et de dépressions. Pour tous ces sujets, on va nous répondre le SNU ou les internats. Mais ce n’est pas comme ça que l’on s’occupe à la racine des problèmes des jeunes. C’est important de se mobiliser puisque le vote est un moment où ils ont autant de pouvoir que les milliardaires. Quand on vote, une voix égale une voix.

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