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Le retour sur le devant de la scène de Dominique de Villepin

Depuis les attaques terroristes du 7 octobre en Israël et sa réponse controversée sur Gaza, une personnalité a fait son retour au premier plan sur la scène médiatique, Dominique de Villepin, afin d’exposer son analyse de la situation, bien que son impartialité soit remise en question.

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Le siège de l'ONU à New-York où Dominique de Villepin a livré des discours mémorables en tant que représentant de la France - Pixabay
Le siège de l'ONU à New-York où Dominique de Villepin a livré des discours mémorables en tant que représentant de la France - Pixabay

En France, il est des paroles qui comptent, et celle de Dominique de Villepin est de celles-ci. L’ancien ministre des Affaires étrangères possède une parole rare et écoutée. Depuis le début de la guerre Israël-Hamas, cette parole jugée juste et équilibrée est plébiscitée.

Cette réputation est en partie le fruit du refus de la France de participer à la guerre d’Irak devant ses alliés, même les plus puissants. Le discours de Dominique de Villepin prononcé au Conseil de sécurité des Nations unies le 14 février 2003 est passé à la postériorité, de même que son orateur.

Ce discours représente l’indépendance de la France, la recherche d’une troisième voie loin de tout hégémonisme, la résurrection du gaullisme, le refus de la France de se résoudre à entrer dans un conflit injuste malgré les pressions extérieures. Il fait la fierté des Français, de même que l’honneur de la France.

Des prises de parole multipliées et considérées

C’est cette parole qui est plébiscitée depuis la crise au Moyen-Orient et qui touche à la stabilité de l’ensemble du monde. Les interventions de l’ancien Premier ministre se sont multipliées depuis lors. Nous avons pu l’écouter intervenir sur France Inter, Franceinfo ou encore sur RMC. Les prises de positions exprimées par Dominique de Villepin ont fait le tour des médias, des réseaux sociaux, entraînant de vifs débats.

Sa position paraît une nouvelle fois équilibrée, entre la condamnation des actes terroristes du Hamas, l’empathie avec les Israéliens et l’appel à la protection de la population palestinienne, à ne pas sombrer dans une réponse inappropriée aux actes du Hamas et à la mise en place de la solution à deux États.

Néanmoins, Dominique de Villepin se démarque par une position offensive envers Israël, notamment concernant le non-respect des résolutions adoptées à l’ONU, un soutien notable à la cause palestinienne et la dénonciation de « l’occidentalisme », soit le soutien inconditionnel de l’Occident à Israël.

Ces prises de position sont saluées par une partie de la classe politique française, surtout la plus à gauche. À savoir si le soutien de ceux qui sont accusés d’antisémitisme lui soit avantageux.

De même, nombreux sont les Français qui adhèrent à ses paroles, regrettent que la France n’adopte pas une position similaire, que la France ne possède pas une personnalité de l’envergure de Dominique de Villepin pour gérer les Affaires étrangères, ou que ce dernier ne soit pas nommé à une fonction lui permettant d’agir sur la situation.

Une impartialité remise en cause

Quand certains applaudissent, d’autres dénoncent. Les interventions de Dominique de Villepin sont pointées du doigt, notamment pour la mise sur le même plan d’une démocratie qui exerce une défense, à chacun de considérer ou non sa disproportion, à un territoire contrôlé par un groupe terroriste ayant commis le plus grand massacre antisémite depuis l’Holocauste.

Dominique de Villepin est accusé d’entretenir des liens troubles avec le Qatar depuis plusieurs années. Devenu avocat d’affaires à la fin de son mandat, la majorité de ses revenus sont issus du fonds d’investissement Qatar Investment Authority, le fonds d’investissement souverain du Qatar. Il est également proche de la famille régnante du Qatar, il effectue beaucoup de voyages vers le petit Émirat.

Il est intéressant de rappeler les liens entre le Qatar et l’organisation terroriste du Hamas. Le Qatar est accusé de complaisance vis-à-vis du Hamas. Le pays accueille les chefs de l’organisation en son sein, il est aussi accusé de la financer.

Ainsi, l’impartialité du point de vue d’un personnage si proche d’un État possédant de telles accointances avec un des belligérants, peut légitimement être remise en cause, en dépit de la qualité de ses analyses et de la clairvoyance qu’il eut à un moment où cela était particulièrement nécessaire.

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