Le coin Expos: ce qu’il ne faut pas rater

Le début d’année est marqué par un retour en force des expositions à Paris. Prenant place dans les plus grands musées de la capitale, le choix est immense et la diversité des sujets tout autant. Alors n’attendez plus !

Dédiées à l’Asie

Toucher le feu: Femmes céramistes au Japon – jusqu’au 3 octobre au Musée Guimet

La pratique de la céramique, art très présent au Japon au XXe siècle, était exclusivement réservée aux hommes pendant de nombreux siècles. Après la Seconde Guerre Mondiale, des changements s’opèrent. Cette exposition présente des oeuvres du XXe siècle, mais aussi des oeuvres contemporaines, réalisées par des artistes féminines japonaises, formées aux techniques de la céramique et dotées d’un talent singulier.

L’encre en mouvement: Une histoire de la peinture chinoise du XXe siècle – à partir du 21 octobre au Musée Cernuschi

La Chine du XXe siècle est marquée par de profonds bouleversements sociaux qui eurent des conséquences directes et un impact indéniable sur l’art chinois. La peinture chinoise, auparavant définie par un usage prééminent de l’encre, se réinvente avec l’apparition de la peinture à l’huile mais aussi de la photographie et de nouvelles techniques venues de l’Occident. L’exposition présentera un parcours de plus de 70 oeuvres réalisées par 36 artistes chinois.

Le pouvoir des Femmes

Maya Ruiz-Picasso, Fille de Pablo – jusqu’au 31 décembre au Musée Picasso

Le grand cubiste du XXe siècle consacre un ensemble de portraits peints, de sculptures mais aussi de photographies à sa fille, Maya, née en 1935. Ce parcours raconte l’histoire familiale de Picasso et “souligne la manière dont la présence de Maya a nourri et amplifié l’intérêt de l’artiste pour le thème de l’enfance“. Cette exposition met en évidence “l’amour unissant Picasso et sa fille tout autant que l’extraordinaire énergie créatrice que l’artiste a déployée pour Maya”.

Alice Neel: Un regard engagé – à partir du 2 octobre au Centre Pompidou

Alice Neel (1900-1984) est une figure majeure de l’art Nord-américain. Son art, qui sera davantage reconnu après sa mort, l’élève en une icône du féminisme militant. Cette exposition met en lumière son engagement politique et social, en lien avec son adhésion au parti communiste et à la cause féministe. De ses premières oeuvres réalisées à la fin des années 1920 à celles peu de temps avant sa mort, près de 75 peintures et dessins seront à découvrir.

Frida Kahlo: Au-delà des apparences – à partir du 15 septembre au Palais Galliera

Artiste mexicaine la plus influence de son époque, elle fit de son destin tragique une force en créant des oeuvres à la renommée mondiale. L’exposition propose aux visiteurs d’entrer dans l’intimité de l’artiste afin de mieux saisir son rapport à elle-même et sa façon de se représenter en autoportraits. Rassemblant plus de 200 objets provenant de la Casa Azul, où Frida a grandi, cette exposition est un véritable parcours au sein de la vie chaotique de Frida Kahlo.

Vers plus d’abstraction

Sally Gabori – jusqu’au 6 novembre à la Fondation Cartier

Artiste aborigène né en 1924, Sally Gabori est l’une des figures majeures de l’art contemporain en Océanie. Commençant à peindre sur le tard, à l’âge de 81 ans, elle produisit plus de 2000 oeuvres. Ses grandes toiles lumineuses et colorées classent son art dans l’expressionnisme abstrait.

Monet, Munch, Szafran

Claude Monet et Joan Mitchell: Dialogue et rétrospective – à partir du 5 octobre à la Fondation Louis Vuitton

Cette exposition met en scène un « dialogue » visuel, artistique, poétique et sensible entre les œuvres de deux artistes. L’un représentant le courant impressionniste, et l’autre le courant abstrait, les deux peintres marquèrent leur génération. Cette rétrospective permet de mieux saisir le rapport que ces deux artistes ont eu avec leur art, et la manière dont ils ont représenté totalement différemment un même paysage.

Edvard Munch: Un poème de vie, d’amour et de mort – à partir du 20 septembre au Musée d’Orsay

En collaboration avec le musée Munch d’Oslo, le musée d’Orsay consacre une exposition au célèbre peintre norvégien Edvard Munch, dont le travail demeure pourtant assez méconnu. “Le processus créatif singulier de Munch le conduit à réaliser de nombreuses déclinaisons d’un même motif, mais aussi plusieurs versions d’un même sujet. Éminemment symboliste, la notion de cycle a joué un rôle clé dans la pensée et l’art de Munch”. L’exposition présentera une centaine d’œuvres, peintures, mais aussi dessins et estampes, ainsi que blocs gravés.

Sam Szafran – à partir du 28 septembre à l’Orangerie

Trois ans après sa disparition, l’Orangerie accorde une rétrospective à cet artiste d’origine juive-polonaise. À travers environ 60 pastels, aquarelles et fusains, le parcours présente une vue d’ensemble de son œuvre et “la singularité de son approche figurative et poético-onirique du réel“.

Bonnes visites…!!

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photo: Frédéric Dugit/Le Parisien/PHOTOPQR/MaxPPP
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