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Le journal pour les jeunes, par les  jeunes

Oradour-sur-Glane : 79 ans après le massacre… souvenons-nous !

Samedi 10 juin 1944, une journée sombre s’annonce dans le département de la Haute-Vienne. La 2ème division Waffen SS « Das Reich » entre dans le petit village paisible d’Oradour-sur-Glane. Ce village et ses habitants sont victimes de la barbarie du nazisme : 643 martyrs seront réduits en cendres, femmes, hommes et enfants ont disparu à jamais.

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église d'Oradour-sur-Glane
Photo prise par Moulin Ioritz

A la suite du débarquement du 6 juin 1944, l’armée allemande souhaite se défaire de la menace que représente la présence de résistants à l’arrière du front. Une opération de terreur ayant pour objectif de « servir d’exemple » est alors mise en route. Nous sommes désormais le 10 juin 1944, bien que la zone soit occupée par l’armée allemande, la vie suit son cours dans la charmante bourgade d’Oradour. De nombreuses personnes travaillent à Limoges, la ville est reliée au village par le biais d’un tramway qui traverse le village, c’est d’ailleurs grâce à leur travail à Limoges et grâce au tramway que certain.es villageois.es ont réussi à échapper au massacre en prétextant qu’ils ne vivaient pas à Oradour.

Il est environ quatorze heures lorsqu’un détachement de la division « Das Reich » encercle soudainement et très méthodiquement le village. Environ 150 SS forment un cordon très serré à quelques pas du village. Il est désormais impossible pour les habitants de s’échapper, malgré quelques jeunes hommes qui échappent au service du travail obligatoire, les habitants obéissent spontanément car pour eux, il s’agit juste un contrôle et ils n’ont de toute évidence rien à se reprocher. En quelques minutes seulement, l’ensemble des personnes présentes dans le village est rassemblé sur la place du Champ-de-Foire. Ne pouvant toujours pas imaginer le destin tragique qui s’annonce, il n’y a pas de résistance de la part des personnes. Deux groupes sont formés, l’un comprend les hommes (190) et l’autre groupe comprend les femmes (246) et les enfants (207, dont 6 enfants de moins de 6 mois).

Les groupes formés, une détonation retentit : l’ordre de fusiller est donné. Les femmes et les enfants sont amené.es vers l’église tandis que les hommes sont transportés dans différentes granges de la commune avant d’être fusillés un par un et que les corps soient incendiés. Une fois dans l’église, les portes se referment sur la population regroupée à l’intérieur, les femmes et les enfants sont mitraillé.es et une nouvelle détonation retentit, c’est une bombe qui explose et met le feu à l’église.

Marguerite Rouffanche, seule survivante de l’église apporte son témoignage (vous pouvez retrouver l’intégralité de son témoignage sur le site La Résistance Francaise: Le Massacre d’Oradour-sur-Glane : témoignage de Mme Rouffanche ) :

« Vers 16 heures, des soldats âgés d’une vingtaine d’années placèrent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons qu’ils laissèrent traîner sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu fut communiqué à l’engin dans lequel une forte explosion soudain se produisit et d’où une épaisse fumée noire et suffocante se dégagea. Les femmes et les enfants, à demi asphyxiés et hurlant de frayeur, affluèrent vers les parties de l’église où l’air était encore respirable. C’est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la poussée irrésistible d’un groupe épouvanté. J’y pénétrai à sa suite et, résignée, je m’assis sur une marche d’escalier. Ma fille vint m’y rejoindre.

Les Allemands s’étant aperçus que cette pièce était envahie abattirent sauvagement ceux qui y avaient cherché refuge. Ma fille fut tuée près de moi, d’un coup de feu tiré depuis l’extérieur. Je dus la vie à l’idée que j’eus de fermer les yeux et de simuler la mort. Une fusillade éclata dans l’église, puis de la paille, des fagots, des chaises, furent jetés pêle-mêle sur les corps qui gisaient sur les dalles. Ayant échappé à la tuerie et n’ayant reçu aucune blessure, je profitai d’un nuage de fumée pour me glisser derrière le maître-autel ».

Voici l’histoire tragique d’un village martyr où des innocents ont perdu la vie juste parce qu’ils étaient au mauvais endroit, et que le destin a fait que leur village soit l’exemple d’une cruauté nazie.

Recueillons-nous désormais quelques minutes sur l’air du « Chant des partisans », afin de ne jamais oublier ce que l’Histoire a pu laisser se produire.

Auteur / autrice

  • Ioritz Moulin

    Je m'appelle Ioritz Moulin, je me suis toujours passionné pour l'Histoire, pour la politique, pour la littérature, c'est donc naturellement que j'ai rejoint une école de relations internationales et sciences politiques. Je souhaiterais faire carrière en politique afin de défendre les causes qui me sont chères et de pouvoir défendre le peuple de France !

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