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Le journal pour les jeunes, par les  jeunes

JO d’hiver 2030 : Et pourquoi pas la Savoie ?

Si lointain et si proche à la fois, les JO d’hiver 2030 font d’ores et déjà réfléchir. La France, et ses Alpes, comptent avoir leur mot à dire. C’est en tout cas ce qui se précise du côté de la Savoie. Alors comment, 30 ans après les JO d’Albertville en 1992, ce projet peut-il se concrétiser ?

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Le symbole olympique et ses torches : JO d'hiver
Contexte de ce projet

Le 28 octobre dernier, le Dauphiné Libéré révèle dans ses pages l’ambition d’une candidature française pour les JO d’hiver 2030. Laurent Wauquiez, prépare dans l’ombre, depuis 5 ans selon ses dires, l’accueil de cet immense évènement sportif. Il a déclaré à ce sujet : “Le projet ne se ferait pas uniquement en Savoie, je veux être clair sur ce point. Cela engloberait toutes les Alpes : la Haute-Savoie, l’Isère. Ce sera du Mont-Blanc au Vercors”. Il faut malgré tout rester très modéré, car rien n’est encore officiel. En effet, depuis Albertville en 92, la France n’a plus reçu les plus grands athlètes mondiaux sur son territoire.

Une opportunité intéressante

De tout point de vue, lancer un évènement de ce calibre présente des nombreux atouts pour la région. Que ce soit d’un point de vue politique, économique ou touristique, les Jeux Olympiques sont un vecteur de développement fantastique. Pour mettre en avant cette région Auvergne-Rhône-Alpes, la rendre attractive et dynamique. Le but étant de montrer au monde ce que M. Wauquiez décrit comme « les plus belles montagnes du monde ».

Souvenir d’Albertville 92
Des avis mitigés

À ce sujet, les personnalités publiques n’ont pas tardé à réagir et les réactions sont de natures très diverses. On a d’abord les élus locaux, plein de nostalgie, qui rêvent déjà d’un événement d’une telle ampleur. Les infrastructures d’il y a 30 ans pour les jeux d’Albertville sont toujours opérationnelles. La région possède donc plusieurs atouts à faire valoir, en termes de capacité d’accueil. Cela serait une véritable plus-value sur le budget à prévoir pour l’organisation de ces JO d’hiver.

À l’inverse, Fabienne Grebert, co-présidente du groupe écologiste à la région, ne manque pas de mot pour qualifier cette hypothétique entreprise. Elle affirme, avec vigueur, le fait que ce sont “des grands projets inutiles” et “d’arrière-garde” qui consistent à “jeter l’argent par la fenêtre”. De plus, la présidente du comité national olympique Brigitte Henriques a indiqué, à la maison de la Radio pour la présentation de Sport en Seine organisée par Radio France, ne « pas être au courant », « C’est vous qui me l’apprenez ». Et que l’important pour le moment, c’ « était d’abord organiser Paris 2024 ».

Dans la pratique, ce sera difficile…

Six ans seulement après une édition se déroulant à Paris, le pari semble risqué. C’est d’ailleurs ce que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes précise : “Si on y va, c’est pour gagner. Et on ira uniquement si on se dit qu’on en a la capacité”.

À partir de là, les choses se corsent, car les prétendants ne manquent pas pour succéder à Pékin 2022 et à Milan 2026. En effet, les villes comme Salt Lake City (Etats-Unis), Sapporo (Japon) et Barcelone (Espagne, associé aux Pyrénées), et du côté des Canadiens de Vancouver et des Ukrainiens de Lviv sont de futures adversaires de la Savoie.

Enfin, pour l’horizon 2030, il faudra encore une fois trouver les ressources financières nécessaires à la préparation d’un projet de la taille des JO. Sans parler des effets à long terme sur notre économie, causé par la pandémie ne sont pour le moment pas quantifiable. La tâche s’annonce colossale pour la France.

Ce n’est pour le moment qu’un lointain écho dans la montagne, mais 2030 est vite arrivé. Ce défi, à venir ne verra peut-être jamais le jour compte tenu des quantités d’arguments contre ce projet d’une complexité terrifiante. Alors laissons-nous, malgré tout, porter par ce doux rêve, d’une magnifique célébration des sports d’hiver, sur le sol alpin français.

Article rédigé par : Adrien Cochet

Auteur / autrice

  • Thomas Dory

    Étant un grand passionné de l'actualité sportive, je suis actuellement étudiant en MSc1 Management du sport à l'INSEEC Lyon, en alternance chez All In Group en tant qu'assistant chef de projet évènementiel. Membre de CSactu depuis maintenant deux ans, j'occupe le poste de journaliste et directeur de l'équipe sport. En vous souhaitant une bonne lecture !

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