Quels enjeux économiques pour les JO 2024 de Paris ?

Paris 2024 : les athlètes y pensent déjà ! Mais pas seulement… Ayant lieu tous les 4 ans, les Jeux Olympiques sont la compétition sportive dont l’enjeu économique est le plus important. La capitale française sera en 2024, l’hôte des 33ème jeux olympiques modernes et compte sur l’événement pour créer près de 150 000 emplois à partir de cette année. Des centaines de marchés publics seront accessibles dès 2022 et les investisseurs répondent déjà à l’appel.

1175 jours séparent Paris et la plus grande compétition sportive actuelle. 100 ans après la dernière édition organisée par la ville lumière, 1500 athlètes de plus de 200 nations différentes vont se retrouver durant l’été 2024. L’enjeu est immense et la France compte avant tout utiliser cet évènement comme un véritable Soft Power. Mais si cette fois-ci, les JO et l’économie faisaient bon ménage…

C’est en tout cas l’ambition du comité d’organisation des Jeux olympiques (COJO). À écouter ses représentants, Paris 2024 sera «une opportunité exceptionnelle pour favoriser l’activité économique, promouvoir la France, ses territoires, ses savoir-faire, développer l’activité touristique et amplifier son rayonnement au niveau international. Les entreprises pourront exporter leurs expertises démontrées et mises en pratique à l’occasion des Jeux. C’est tout le secteur économique du pays qui profitera pleinement de l’effet “Jeux”: l’emploi, l’investissement, ou encore la consommation…»

Maintenant que les ambitions sont annoncées, il n’y a plus qu’à tout mettre en œuvre ! Les chiffres des retombées économiques sont à l’appui. Le centre de droit et d’économie du sport les avait estimés il y a deux ans de 5,3 à 10,7 milliards d’euros. Mais le principal aspect à prendre en compte dans ce mariage entre l’économie et le sport, c’est le nombre d’emplois qui va être mis en place. Puisque en effet, les JO de 2024 pourraient mobiliser en tout, plus de 150 000 emplois. 78 300 pour l’organisation (transport, événementiel, communication…), 60 000 dans le tourisme (restauration et hôtellerie) et 11 700 dans la construction. 

Pourquoi aussi peu d’emploi dans la construction ?

De prime abord, on pourrait penser que le BTP mobiliserait une majeure partie de ses emplois, néanmoins, les JO de Paris veulent battre un record : utiliser le plus possible d’infrastructures déjà existantes et construire le moins possible.

95 % des infrastructures nécessaires à la tenue de l’événement sont déjà existantes ou programmées. Deux nouveaux équipements seront bâtis pour l’occasion et bénéficieront après les Jeux aux habitants de la Seine-Saint-Denis. Il s’agit du village olympique pour loger les athlètes qui sera réalisé par SOLIDEO et du centre aquatique dont la construction sera assurée par la métropole du Grand Paris. 

Le 4 novembre 2019, l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe, avait donné le coup d’envoi des travaux du futur village Olympique qui sera installé sur un espace de 51 ha à construire ou à aménager autour de la Cité du cinéma dans un délai de 36 mois. Ces deux installations devront relever le double défi de l’innovation en matière de logistique urbaine et de durabilité.

Cette durabilité est d’ailleurs au cœur de ces JO. L’événement sera inédit, en réduisant de moitié les émissions liées à l’organisation des Jeux et en compensant encore plus les émissions de CO2 que les JO vont émettre, ce sera le premier grand événement sportif à contribution positive pour le climat. La volonté de participer à l’accélération de la transition écologique dans le sport est en effet au centre des enjeux. 

Le bilan sera-t-il positif ?

Plus globalement, ces JO seront une formidable vitrine pour la France et son économie. François Hollande, qui a soutenu le projet dès 2012 lors de son déplacement au Club France pendant les Jeux de Londres, l’avait bien compris. Emmanuel Macron également. En accueillant les Jeux, Paris et la France frappent un grand coup sur la scène internationale.

Toutefois, la plupart des dernières éditions ont été des gouffres. En effet, ce fut le cas de celle d’Athènes en 2000, de Pékin en 2008, de Londres en 2012, de Sotchi en 2014 et de Rio de Janeiro en 2016. Le coût des prochains Jeux, prévus à Tokyo en 2020, a d’ores et déjà été multiplié par quatre par rapport aux premières estimations. La gestion du plus grand événement mondial, tant sportif qu’économique, devra être gérée à la perfection si la France veut pouvoir profiter de ce dernier pour rayonner. 

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